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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 12:01

Jour 1 : 

Quoi de mieux que le jour de l’ascension pour commencer notre ascension ? Et hop nous voilà parti pour la grande traversée de l’île, la diagonale des fous, départ  de St Denis au Nord, arrivée prévue dans 11 jours à Basse vallée dans le Sud sauvage. Entre les deux, 180km, 10 000 m de dénivelé, le cirque de Mafate, celui de Cilaos, le piton des neiges, le volcan de la fournaise. De la plaine des sables aux champs de canne à sucre en passant par la forêt primaire. Un voyage extraordinaire au cœur de la nature réunionnaise classée en 2010 au patrimoine de l’Unesco.

7h36, St Leu , départ du premier bus direction St Denis. De là on enchaine directement avec les bus 12 puis 12b.

10h, Lieu dit ‘Le brulé’, nous voilà sur nos deux pieds, sacs sur le dos. On a du équilibrer les charges pour avancer à la même vitesse : 2kg pour Elodie, 16kg pour Nicolas…

Le temps est splendide, aventuriers, c’est parti pour la grande randonnée !

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Le chemin jusqu’à Mamode camp est bordé de goyaviers, petits fruits rouges aigreelets qui poussent…sur le goyavier. C’est jour férié, les familles viennent profiter de l’air frais des hauts et faire la cueillette pour préparer de bonnes confitures maisons. L’ambiance aux kiosques de mamode camp est décontractée, les barbecus sont lancés, une bonne odeur de grillades nous chatouille les narines. Nous continuons notre route sur un chemin argileux détrempé, ça glisse, on patine, la végétation est luxuriante, début de forêt primaire avec des fougères arborescentes. Puis le sol se fait plus sec, la végétation se transforme, la terre rouge contraste avec le vert de l’herbe, les bambous bordent le sentier. 4h de marche, 800m de dénivelé, le silence laisse place au doux chant des coqs, nous voilà arrivés à la plaine des chicots, premier gite de notre longue traversée. Il fait plutôt froid et humide pourtant nous ne sommes qu’en tout début d’après midi, ce soir ça risque de cailler.

 

 

 

En attendant que le gîte ouvre (à 15h) nous faisons notre première rencontre : 

« bonjour,

-Bonjour, je peux vous renseigner ?

-Oui on voudrait savoir si au dessus de la plaine des chicots il y a une prairie ou bien c’est une forêt ?

-Oui alors ici vous êtes a la plaine des chicots, chicots ça veut dire racine en kréol.

- Ah bon d’accord

- Bon ben bonne journée

- ok merci, vous aussi. »

C’est moi ou il a pas du tout répondu à notre question ?

Bon ben finalement on va allé voir par nous même. En 100m le paysage change littéralement, on se croirait dans la brousse africaine, il fait très chaud, la végétation est desséchée, les arbres ont brulé. Petite sieste dans ce décor incroyable. Il est 17h, nous redescendons au gite, douche chaude avant un bon repas préparé par Nicolas : Soupe, Spaghetti bolognaises, bonbon coco et thé chaud. Un régal après une bonne journée de marche.

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C’est dans ce premier gite que nous faisons la rencontre de Savaldor, un parisien (mais attention pas un titi parisien comme il tient à le préciser lui même), venant faire pour la deuxième fois le GR2. C’est autour d’un régiment de banane (il en a au moins 24 dans son sac !) que nous faisons connaissance. Comme vous le lirez par la suite, nos chemins se croiseront plus d’une fois au cours de ce magnifique voyage.

 

Jour 2 :

GR2 la reunion23 4h30 : Nos copains de chambrée se lèvent pour admirer le lever de soleil du haut de la Roche écrite… Non décidemment il est trop tôt, je ne mets pas un pied dehors avant 6h du mat ! bip bip-bip bip- allez debout. On rechausse les crampons, les jambes tirent un peu. La farniente sur la plage ça ne prépare pas vraiment à des kilomètres de marche. Dehors l’aube se dessine, le ciel se pare de rose et bleu, les oiseaux piaffent, la nature s’éveille. Après 1h10 d’ascension matinale, la récompense : une vue imprenable sur les cirques de Salazie et de Mafate avec en arrière plan le fameux piton des neiges. On en prend plein les yeux. Le ton du GR2 est donné. Nous repassons prendre nos sacs au gite et c’est partie pour la deuxième journée sur ce fameux GR2. Oui parce que la petite ballade de ce matin c’était un petit extra de 400m de dénivelé, mais un extra  à faire absolument !

 

Donc au programme aujourd’hui 900m de descente. Fastoche ! Ah oui mais ça c’était sans compter sur les 50 petites montées et descentes bordant la crête. Ca casse les jambes, ça use les genoux, les cuisses et un peu le moral. Heureusement la vue est splendide, la végétation toujours aussi variée, fougères, bambous, arbustes, petites fleurs de toutes les couleurs. Après une centaine de marches, 1 chute, 1 petit déjeuner au milieu d’une prairie, 15km de rando, vient la pause tant attendue du midi avec vue panoramique sur la rivière des galets qui s’écoule jusqu’à la ville du Port avant de se jeter dans l’océan indien. Encore une fois un beau spectacle que l’on se doit d’écourter car des gros nuages noirs menaçant nous arrivent dessus et pas questions de faire la descente vertigineuse jusqu’à Dos d’ane sous la pluie.

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Finalement nous arrivons au sec au gite Les accacias chez Nativel où nous sommes tout étonnés de retrouver notre parisien qui attend devant le portail du gîte depuis midi. Et oui rien ne sert de courir, les gîtes n’ouvrent qu’à 15h alors autant profiter de la vue pendant la randonnée… Le gîte est très grand, propre, silencieux, vue imprenable sur l’océan. Les giteurs sont très sympas. Ce soir c’est demi pension, pieds sous la table (enfin nicolas a quand même couru pendant 1h dans tout le village pour trouver du pain pour demain). C’est ici, allongés sur la pelouse en train d’admirer le merveilleux coucher de soleil, que nous faisons la connaissance du 4ème laron, un petit suisse bucheron,  avec qui nous ferons un bout de GR.

 

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Jour 3 :

6h45, après une bonne nuit de sommeil au calme, petit déjeuner gastronomique avec miel direct du propriétaire qui est apiculteur et œufs de caille direct du propriétaire qui est aussi éleveur. Miam miam un régal, parfait pour cette journée qui s’annonce encore une fois sous un beau ciel bleu.

Nous partons tous les 4, très vite délaissé par notre ami parisien qui n’a toujours pas pris le rythme des vacances et décide de courir. Le sentier est fantastique : une descente sans marche ! youpi ! nos genoux vous remercient ! Nous avalons de ce fait assez rapidement les 800m de descente du sentier Ste suzanne pour atteindre le lit de la fameuse rivière des galets. Bon ben y a pas le choix, va falloir se déchausser pour traverser. Nos pieds sont très contents de ce petit bain rafraichissant.

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2km à longer les berges, à traverser le cours d’eau en sautant de rochers en rochers. C’est très sympa, mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Maintenant il faut regrimper 600m. Heureusement qu’il y a Cédric (le petit suisse), ça m’empêche de trop raler.lol.  Il est 11h, le petit déjeuner commence à être loin, un petit arrêt casse croute s’impose. Et aujourd’hui mesdames et messieurs repas gastronomique : du taboulé. Vous rigolez mais franchement ça change des pates, du riz et des sandwichs. Un vrai petit réconfort. Et dieu sait qu’il en faut car fini la petite rando tranquille, ça va grimper dur et nos amies les marches ont fait leur grand retour ! Les garçons se tire la bourre, et moi je peine derrière en essayant de les suivre tout en prenant de temps en temps des photos souvenir. Ben oui sinon comment on se souviendrait de ces bosquets de bambous géants d’un vert intense, de ces marches interminables,… J’ai les cuisses en feu mais ça y est !Enfin arrivée en haut ! bienvenu à Aurère ! Ce petit ilet est étonnant, il y a des fleurs partout, attention pas des fleurs sauvages, non non des fleurs plantées dans des jardinières, des parterres en formes d’animaux. On s’attend presque à voir un panneau « Aurère ville fleurie 4 fleurs ». En passant, nous prenons une photo sur le sentier et là un bonhomme sort de chez lui et nous crie dessus en Kréol. On n’a toujours pas compris pourquoi car même en re-regardant les photos on était vraiment très très loin de chez lui. Enfin bon c’est pas grave de toute façon on ne dort pas ici mais à ilet à malheur.

 

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100m de descente, 100m de montée, le tout direct bien sur grâce à nos amies les marches. Cédric nous parle de ses escapades en parapente au maroc et puis d’un coup c’est le doute :

« -c’est normal qu’il n’y ait plus de marques rouges et blanches (le GR) mais seulement des blanches ?

-oui oui t’inquiète on a regardé sur la carte.

-Ok »

 un peu plus loin :

«je trouve pas ça normal quand même, en plus il n’y a plus personne. Bon je regarde sur mon topoguide. Ah ben non on n’est plus sur le GR mais sur la variante.

-ah bon fait voir . Pourtant moi sur ma carte c’est le GR ici.

-Et elle date de quand ta carte ?

-Attend je regarde : 2002.

-  Moi 2010. Apparemment  y a eu un nouveau tracé. »

Et puis en y regardant de plus près on s’aperçoit qu’en fait le nouveau tracé du GR passe comme de par hasard par tous les villages alors que l’ancien tracé les évitait…hmm. Buisness buisness quand tu nous tiens. 

L’arrivée sur ilet à malheur est également très fleurie. Le nom de cet ilet lui a été donné en mémoire de la quarantaine d’esclaves en fuite exterminés en 1829. Heureusement c’est de l’histoire ancienne et aujourd’hui je l’appellerais plutôt ilet à Bonheur. On se pose au gite, Dodo et pringles, ici l’épicerie a tout ce qu’il vous faut : du cassoulet, des sardines, du riz, du pinard, et même des petites cartouches de gaz ! et tenez vous bien, le tout à un prix encore moins cher que sur la cote St leusienne! Qui a dit que l’helico coutait plus cher que la voiture ?! ah oui parce que à Mafate, il n’y a pas de route, tout est livré par hélicoptère…

On enlève les chaussures, on fait sécher le linge, on prend une douche bien chaude dans une salle de bain super classe avec carrelage au mur tout neuf s’il vous plait. Et puis finalement on va faire un petit tour car il y a une bande de 10 médecin-kinés à la table à coté qui sont en train de se raconter comment ils ont découpé le sternum d’un gars à la scie. Ouais bon ben moi je préfère le doux chant des oiseaux. A plus.

18h il est temps de préparer le repas, enfin je devrais plutôt dire que mon sherpa cuisinier, j’ai nommé le grand Nicolas, nous prépare le repas car moi j’avoue que depuis le début je ne m’occupe de rien. C’est lui qui a tout organisé de l’itinéraire à la réservation des gîtes, moi je n’ai qu’à marcher en essayant de ne pas trop râler ;-)

 

Jour 4 :

Après un petit déjeuner composé de céréales, il est 7h30, départ pour le 4ème jour de marche. Aujourd’hui toute petite journée, 3h seulement jusqu’au gite de Cayenne. On traverse ilet à bourse puis le village de roche plate où on croisera… une boite au lettre : « La levée de Mardi a été faite, prochaine levée dans 7j ». c’est à peine croyable, j’ai presque envi de m’arrêter pour envoyer une carte postale d’ici, le bout du monde.

 

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Arrivée à 11h à Cayenne, Cédric lui continue sa route, on se retrouvera à Cilaos ou à St Leu. De notre coté, en attendant l’ouverture du gîte, on décide d’aller se poser sur l’hélipor,t un peu en dehors du hameau. De là, vue imprenable, on aperçoit des pailles en queue (oiseau blanc à longue queue) et des papangs (genre de buse).

Après un bon repas (cette fois c’est du riz), séance massage et sieste à l’ombre des bambous . J’en profite également pour écrire les premières lignes de notre aventure, bercée par le doux grincement des  bambous géants. Cayenne constitue une bonne pause pour les muscles et les articulations après 3j de marches intensives. Le reste de l’après midi se déroulera tout aussi tranquillement entre lavage des habits et des randonneurs. Ici c’est un peu le bout du monde, un petit filet d’eau tiède, la peinture écaillée, une petite odeur de renfermé et des giteurs qui ne parlent pas un mot de français. Un vrai gite au fin fond de la montagne quoi. A 17h nous prenons notre souper gastronomique, soupe, pates bolognaise, bonbons coco et thé. A coté de nous il y a un couple d’allemands envieux qui fait les 100 pas devant la cabane du « réfectoire » depuis 1h. Courage mes amis, dans les gîtes le repas n’est servi qu’à 19h.

 

Jour 5 :

5h30 le réveil sonne, on saute dans nos chaussures, petit dèj express, on allume la frontale et c’est partie pour la suite de l’aventure. Les jambes sont en pleine forme grâce au break d’hier ! Sensation étrange que de descendre une montagne la nuit avec une lampe pour deux. Les bruits sont différents, tous les sens sont en alerte. On longe une immense clôture où un écriteau nous apprend qu’ici les gens n’étaient pas en faveur du passage du GR2 « Respectez les habitants. Silence. » L’aube pointe son nez, plus besoin de lampe, la nature s’éveille, les oiseaux gazouillent. Après 200m de descente, nous traversons un pont suspendu au dessus de la rivière des galets, puis remontons de 650m jusqu’à ilet des orangers situé à 950m d’altitude. Il est 8h, une famille emmène ses enfants à l’école, une autre arrose son jardin. Nous crapahutons à travers des champs de mais dans lesquels poussent des bananiers tandis que les travailleurs des emplois verts commencent à débroussailler le chemin.

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Nous voici à ti col, 1293m, de la haut une très belle vue sur mafate s’offre à nous. On arrive au village de roche plate à 10h. non non non, pas question de refaire une journée glande. On décide de doubler l’étape, c’est à dire de continuer jusqu’au village de La Nouvelle. Après 30min de palabre téléphonique avec la maison de la montagne pour annuler le gite et décaler le suivant, nous revoila parti sur les chemins. Nous passons devant l’école du village (10 élèves au grand max) il y a une ecole dans pratiquement chaque hameau que l’on traverse. A mafate les instituteurs ne travaillent que 4j sur 5. Et oui il faut bien prévoir 1j de marche aller retour pour qu’il puisse rentrer chez eux le week end. Petit arrêt à l’épicerie pour prendre du pain de mie et remplir les gourdes avec le tuyau d’arrosage. Le soleil est toujours de la partie, nous entamons une descente vertigineuse de 300m pour atteindre la rivière des galets située au fond de la gorge, des marches encore des marches. Le plus dur psychologiquement: pendant que l’on descend, on voit sur l’autre versant  le chemin qu’il faudra remonter…

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nous croisons un couple de retraité pratiquement en bas de la descente « bonjour, dites donc elles sont hautes ces marches, c’est encore long comme ça ? – non après ç’est plus facile, il suffit d’y aller tranquillement » on n’a pas eu le courage de les démotiver en leur disant qu’ils n’en étaient qu’au début. Finalement vers midi nous atteignons enfin la rivière pour un repos bien mérité. Cela fait quand même 5h30 que l’on marche. Ce fond de vallée est très bucolique, on est là, tout seul, à manger sur les gros galets, en écoutant l’eau qui ruisselle. « J’y resterai bien tout l’après midi moi ici. La petite pose casse croute d’une demi heure terminée, nous voilà repartis. Arpès 30 minute à longer, traverser, retraverser la rivière, à essayer de ne pas tomber dans l’eau, pour finalement enlever les chaussures et aller carrément dans l’eau (nicolas lui saute de rocher en rocher avec son sac de 15kg sur le dos !) nous voici face à une montée in-ter-mi-na-ble ! 700m de dénivelé ascenseur c’est à dire des marches rien que des marches ! la vue est magnifique avec cette rivière en contrebas mais là je commence à en avoir plein les pattes de ces marches ! promis juré je ne me plaindrai plus jamais quand quelqu’un me dira qu’il habite au 5eme sans ascenceur ! Les Bibes, énormes araignées au corps noir et jaune sont toujours de la partie, j’ai d’ailleurs faillit m’en prendre une qui avait décidé de tisser sa toile au beau milieu du chemin à hauteur des yeux.brrrr.j’avance de plus en plus lentement, nicolas me gave de barres energetiques mais rien à faire, il fait trop chaud pour avancer, une pause s’impose ! Nicolas me essaye de me remotiver « Aller courage on a passé la moitié, il ne reste plus que 300m de dénivelé…glup, j’ai le moral dans les chaussettes, moi qui pensais que la terre promise (comprendre le gite et sa douche) était bientôt en vue… je mets  mon cerveau en mode automatique, mes jambes montent toutes seules les marches. Et une, et deux, et trois,… et 346 et puis là, Oh miracle, le panneau tant attendu « bienvenue à La nouvelle » ! Oui ca y est on est arrivé !!! youpi !!

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Ni une ni deux, je me mets à galoper ( comme quoi la fatigue c’est bien dans la tête ) et nous voilà dans un magnifique petit village rempli de maisons colorées au milieu d’une vaste prairie, des jardins fleuris, de l’herbe fraichement coupée. Après 9h de rando, des milliers de marches et plus de 2000m de dénivelé nous y voilà ! 15h, pile poil pour l’ouverture du gite ! douche, lessive, étirements, le rituel habituel puis un petit tour dans le village. « Nicolas j’ai dit un petit tour ! non je n’ai pas envie d’aller voir ce qu’il y a derrière cette colline la bas ! on verra ça demain ! » Après l’effort, le réconfort, on s’arrête à l’épicerie « bon il n’y a aucun prix d’affichés .-combien c’est le chocolat ? -4€. –Et les cookies ?-4€. -Ok mais pourquoi sur votre cahier là c’est marqué 2,70€ ? -Haussement d’épaule de la vendeuse parce que pour vous c’est pas ce prix là. » Ok bon ben La nouvelle c’est charmant mais par contre ils ont bien compris ce qu’était un touriste ! D’ailleurs ils ne vivent pratiquement que de ça et les différents guides de voyage commencent à critiquer un peu cet esprit business business que nous n’avons retrouvé dans aucun autre village, grand ou petit. Ce sentiment de village touristique/business se confirme au moment du repas où on nous sert du rhum arrangé qui en fait s’apparente plus à du jus d’orange mélangé à du rhum dans lequel on a glissé une plante lambda dans la bouteille pour faire vrai, ensuite carry poulet, du riz plus que collant, des flageolets tout droit sortis de la boite, du poulet lidl,… merci ça fera 18€. On ne va pas se plaindre, pour ce prix là on a le droit à un feu dans la cheminée J

22h il est plus que temps de se coucher. Petit regard vers le ciel, aucune lumière à l’horizon, le ciel est constellé de milles étoiles, la voie lactée est magnifique, bonne nuit les petits randonneurs, faites de beaux rêves.

 

Jour 6 :

Réveil à 6h, aujourd’hui on change de cirque, adieu Mafate, bonjour Cilaos.


On traverse le village de Marla, seulement 5 cartables accrochés au porte manteau de l’école.

 

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Direction le col du Taibit, 500m plus haut. La montée est rude, mais ne vous inquiétez pas, on a mis le turbo pour ne pas se faire doubler par un groupe de randonneurs du dimanche. L’honneur est sauf. En venant nous cherchez au niveau de al route, Mireille nous évite 1h30 de marche pas très intéressante. Et là en chemin Oh surprise ! mais oui bien sur,  c’est notre parisien et notre petit suisse ! Mais qu’est ce que vous faites la ? On vous croyez déjà bien loin devant ! On avait une chance infiniment minuscule de tomber sur eux en prenant la route et bingo ! Hasard quand tu nous tiens… Ce soir nous logeons chez Thérèse une vieille dame de 86 ans pleine de vie. Elle fait le meilleur cari de la réunion, a de magnifiques fleurs et vous passeriez toute la nuit à l’écouter raconter ses histoires d’antan. Une rencontre magique et rare comme je les apprécie.

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Pendant que nicolas joue les réparateurs de PC, je vais en ville rejoindre les garçons, et comme de vieux aventuriers nous nous racontons nos péripéties de voyageurs. Tchin tchin, aux retrouvailles et aux futures randos.

Après une bonne nuit de sommeil dans un vrai lit et des draps qui sentent bon, nous voilà frais d’attaque pour une nouvelle ascension. Petite anecdote : une petite souris n’a pas pu résister à l’odeur, mais non pas de mes pieds ! du chocolat ! MON chocolat ! Inutile de vous dire qu’elle a été chassée illico presto. Non mais, on ne touche pas à mon chocolat !

 

JOUR 7 :

Ce matin pas de stress, en plus Mireille nous conduit gentiment jusqu’au Bloc, ce qui nous évite 3km de marche le long de la route. Objectif de la journée : ascension pour la caverne Dufour- gîte du piton des neiges 2478m d’altitude. Dur dur de repartir après une grande pose de 24h au milieu de la civilisation. Dans un mauvais jour, je décide d’attribuer la médaille de la pire rando à cette montée. En effet, pour moi je ne lui trouve aucun intérêt. Une belle vue sur Cilaos certes mais 1100m abrupte remplie de marches !grrr je hais les marches ! Au refuge nous retrouvons nos 2 amis. Nicolas et Salvador se motivent pour aller voir le coucher de soleil du haut du piton des neiges, moi je reste au gîte, de toute façon on y va demain alors pourquoi se fatiguer ?

 

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La nuit s’annonce terrible, nous sommes en dortoirs de …16 ! Les lits sont superposés sur 3 étages et comble de malchance, en plus d’avoir hérité du plus gros dortoir, nous avons hérité des 5 plus gros ronfleurs de l’ile ! Impossible de fermer l’œil de la nuit. Et avant de passer à la suite je vais vous faire partager notre nuit avec LA famille des emmerdeurs : pour le début de la nuit je demande le fils. 21h tout le monde se couche car demain debout vers 4/5h du mat. Et vla ti pas que M. le fils joue pendant plus d’une demi heure avec son portable hyper méga lumineux . Quelqu’un craque « si tu veux jouer avec ton portable tu vas dans la salle commune ok ! Réponse du fils qui a plus de 20 ans quand même: ah bon, ca te dérange ? » ben non tiens j’adore m’endormir avec le bip bip des jeux et un phare braqué sur ma tête !

4h du mat je demande le père :  « il est 4h, il est l’heure de se lever », snooze, « il est 4h07, il est l’heure de se lever », snooze « il est 4h15 il est l’heure de se lever ». P….N il va se lever ou je lui fait manger son réveil !. adieu précieuse minutes de sommeil.  Puis je demande le père et la mère « il est où mon K-Way ?-je l’ai mis dans ton sac !-mais non je le vois pas- mais si je te dis ! » non mais c’est pas vrai ils vont pas nous faire une scène de ménage à 4h du mat dans le dortoir quand même ! Mais la palme du jour revient à la phrase mythique du père : un semblant de calme est revenu dans le dortoir, il est 4h30 du mat, et la le père clame haut et fort « ben y a pas de pti dejeuner ? on y va le ventre vide alors ?! » no comment…

Bon ben puisque on est réveillé autant se lever. Nous nos sacs sont prêts, on mange une barre de céréales, ben oui moi je sais pas pourquoi mais je me doutais bien qu’à 4h du mat les responsables du gite n’allaient pas se lever pour m’apporter les croissants au lit. En moins de 5minutes nous sommes dehors, prêts à affronter le sommet et admirer le lever du soleil en haut du piton des neiges, plus haut sommet de l’océan indien avec ses 3070m.  Toujours 1 frontale pour 2, l’air est frais, on double les 2 groupes qui sont partis il y a pourtant plus de 20min. 1h30 de montée à travers les cailloux, rochers et éboulis. Finalement Nicolas nous fait bifurquer du chemin pour aller se caler dans un endroit magique où nous ne profiterons qu’à 2 en amoureux de ce spectacle grandiose. L’aurore se lève, les 3 cirques se dévoilent, on voit même l’océan. Tout simplement magique.

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Après s’être gelé les mains pour vous ramener de belles photos (gants bonnet écharpe et gros manteau obligatoires !) nous faisons un petit tour sur les scories rougies par les premiers rayons du soleil avant d’entamer notre redescente vers le gite. Et oui ces petits 600m de dénivelé n’était qu’une mise en jambe, la vraie rando commence maintenant, direction Bourg murat.

Mais avant de vous raconter la suite de nos péripéties voici un petit aparté technique sur les cirques et le piton des neiges : Si le cône était parfait, le sommet de l’ile culminerait à 5000m d’altitude. Mais voilà, il y à 500 000 ans environ, sous son propre poids, le volcan s’est affaissé, puis le sol s’est effondré pour former les 3 cirques actuels Salazie, Cilaos et Mafate qui se rejoignent au niveau du piton des neiges et forment, vu du ciel, un grand trèfle. Les 3 cirques sont entourés de remparts culminant entre 1500m et 2500m tandis que l’intérieur des cirques lui varie entre 500m et 1500m. Ce paysage chaotique est le fruit de pluies torrentielles qui ont ravinées pendant des millénaires, creusant ainsi des gorges profondes.


Nous débouchons sur une prairie, des vaches, une odeur de foin qui est en train d’être coupé, les feuilles qui tombent des arbres, on se croirait au milieu de la France, bienvenue dans la plaine des Cafres. Après 10minutes de cette nature verdoyante,  le reste de la ballade s’annonce moins paysanne. En effet à partir de maintenant il faut longer pendant 45 minutes une nationale, sans bas coté,  avec des voitures qui nous frôlent a toute allure. Arrivée au village il nous faut encore marcher 20 minutes pour atteindre le gite chez Myris. Pendant cette longue marche sous la bruine accompagnée du doux son des voitures je me pose cette question : Mais pourquoi la maison de la montagne conseille aux randonneurs le gite le plus loin et le plus dangereux d’accès  alors qu’il y a d’autres gîtes bien plus près du GR ?copinage ? en tout cas je déconseille ce gite à tous les randonneurs. Un accueil plutôt froid « vous avez un endroit pour qu’on puisse s’installer et préparer notre repas ?non. bon et est ce qu’on pourrait s’installer à table avec nos deux amis qui mangent là ? non ce qui est acheté à l’extérieur du gite doit être consommé à l’extérieur ! oui mais bon dehors il pleut et en plus dans un gite pour les randonneurs normalement il y a toujours une salle hors sac pour les personnes qui ne veulent pas payer 18 à chaque repas. -Non vous mangerez dehors ! »  ok sympa l’accueil. Ben puisque c’est comme ça on mangera dans notre chambre ! en plus d’être pas sympas, ils ont coupé l’eau chaude dans tous les lavabos, seule 1 douche sur les 2 à de l’eau chaude et encore c’est un cumulus donc si vous êtes le dernier tant pis pour vous ce sera douche froide ou douche froide, ils ont enlevé les bouchons des lavabos pour ne pas qu’on puisse faire de lessive dans les lavabos mais vous informent gentiment qu’ils peuvent vous faire une machine pour 5€ et sécher votre linge pour 5 autre euros ! Et pour finir le tableau le petit déjeuner est plus que rationné !Gite chez Myris à éviter absolument !!!!

 

 

Jour 8 :

Pas question de remarcher 45minutes au bord de la nationale. On décide de partir un peu pus tard que d‘habitude et de prendre le bus dans le centre ville. Attention ici les bus ne passent pas à l’heure, prévoir plus ou moins 25minutes par rapport à l’horaire indiqué. Aujourd’hui en route pour le volcan du piton de la fournaise. Ca va être une belle rando : départ de bretagne avec des prairies et de l’herbe bien verte, puis on continue dans une forêt de cryptomeria du japon, pour déboucher dans les landes et sa végétation rase et enfin atterrir sur  Mars au milieu de la plaine des sables, étendue désertique créée par le volcan…

 

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Nous déjeunons tous les 4 au milieu de cette immense plaine de scories. ca fait un peut far west comme ambiance. Puis nous reprenons notre marche vers le gite où nous attend une bonne dodo bien fraiche. Tranquillement posé dans l’herbe, un couple de retraité suisse allemands très bien portant s’installe à coté de nous, boivent leurs bieres et font les rots les plus immondes qui soit. Ah non franchement c’est vraiment trop dégoutant, je m’en vais.

« Tu sais Cédric c’est une aprem fantastique, j’ai jamais vu le volcan aussi dégagé, tu devrais y aller tout de suite t’as le temps il n’est que 14h.

 –non non je le ferai demain matin ca sera encore plus beau

-t’es sur parce que normalement y a toujours des nuages ou du brouillard et la c’est vraiment incroyable

-non non j’irai demain »

Inutile de vous dire qu’il a repensé à cette conversation lorsqu’il entamé l’ascension du volcan le lendemain à 5h du mat….au milieu du brouillard. Moralité si il fait beau allez y !

 

Pour finir j’aimerai vous raconter quelques anecdotes et scènes mythiques que nous avons vécu dans ce lieu magique :

En haut des 536 marches qui descendent dans l’enclos Fouqué du volcan:

1 : « y a mon gamin qui a perdu son doudou vous l’auriez pas vu ? – non désolé    - bon ben chéri faut descendre, il a du le laisser en bas. Pour éviter une crise de larme ce soir et passer une bonne nuit, le mari descend les 536 marches…en tongue. Et là, une fois qu’il est bien en bas et en a plein les pattes car c’est la deuxième fois qu’il fait ces 536 marches en moins d’une heure, sa femme qui est restée en haut de l’enclos se tourne vers nous et dit : «  – ah ben regardé où il est le doudou, y a quelqu’un qui a du le trouver et l’a remonté - chéri ouh ouh chéri, c’est bon jai le doudou tu peux remonter »…. pauvre mari…

 

2 : allez on y va, hop hop hop. On se dépêche. C’est bien ma grande. Ca va ? Allez on descend on courant les marches ? » d’après se monologue et le ton employé on s’attend tous à voir apparaitre un homme et son chien. Mais là je vous jure qu’on est tous resté scotché en voyant qu’il ne parlait pas du tout à son chien mais à sa femme !!! et pour couronner le tout le mari lui sort une phrase effarante  « bon tu fais attention à pas te faire mal, sinon on va encore être emmerdé ! » 

 

3 : A la fin du repas, alors qu’on en est au ti rhum arrangé notre voisine de table de 50 ans nous sort la 3eme phrase mythique du trek  en regardant tout sourire les garçons: « vous dormez avec moi ce soir dans la chambre de 4 ? » inutile de vous dire que dès qu’elle a quitté la table on est tous parti dans un grand fou rire. Ce n’était pas son intention mais  une dame de 50 ans qui demande à 3 petits jeunes de 30 ans s’ils dorment dans sa chambre ce soir, c’était quand même fantastique comme quiproquo.

 

Jour 9 :

 Voilà, aujourd’hui c’est notre dernier jour de rando, la fin d’une grande traversée. Plus que 2000m de dénivelé pour rejoindre la mer et c’est fini. Cédric étant parti faire le lever de soleil au sommet du volcan, c’est à 3 que nous nous dirigeons vers basse vallée. Le temps est un peut à l’image de notre humeur : froid et brouillard. L’envie de finir sans pour autant vouloir retourner à la civilisation. On est bien là dans la nature non ? Ce brouillard rajoute un coté mystique, seuls dans la plaine des sables, a la recherche des marques du GR2 avec pour seule lueur la lumière de nos frontales.

GR2 la reunion252 GR2 la reunion271

Le vent se lève, Un petit groupe de buissons nous abritera le temps de la pose petit déjeuner. Un bon thé chaud pour se réchauffer les os. 3 explorateurs dans la brume. On se croirait au bout du monde. Nous longeons l’enclos du volcan et découvrons l’arrière du décor,  la face cachée, celle que l’on ne peut voir qu’en se donnant la peine de marcher. Un peu plus loin au niveau de Piton Bois vert, la brume se lève, l’auvergne s’offre à nous : des mini volcans surgissant au milieu des ajoncs. Puis enfin l’océan, en bas, 2000m plus bas ! Une dure épreuve attend  nos genoux et nos jambes fatiguées.

GR2 la reunion284   GR2 la reunion316

 

Le terrain est très glissant, les pierres volcaniques se mettent sous les semelles de sorte qu’on a l’impression de descendre une pente raide en patin à roulette. Quelques chutes plus tard, changement de décor, on entre dans la forêt primaire, cette fois ci ce sont des rochers mouillés et bien glissant qu’il faut affronter. La chaleur augmente au fur et à mesure que l’on descend. L’humidité ambiante nous rend moite. Descendre, descendre, toujours descendre. Pas le temps pour des pauses photos. Le gite de basse vallée est complet, il faut absolument réussir à prendre le bus jusqu'à St leu ce soir. 1000 m de descendu, à peine la moitié, je suis lessivée. Stop il me faut une pause ! Nicolas sort son réchaud pour la dernière tournée de pates bolognaises du voyage. Ca nous redonne du peps. Aller courage, la forêt primaire c’est finie maintenant on arrive dans une forêt plus sèche, puis s’en suit un décor automnale dans un sous bois jonché de feuilles. Descendre, toujours descendre. Mode automatique, je dévale la pente, les garçons avec leur gros sac sur le dos me suivent dans cette course folle. Un seul objectif : arriver. Nous traversons une plantation de vanille, puis ca y est, enfin le voilà, l’arrêt de bus Basse vallée. Fin de la marche on se pose comme des loques sur le banc. Nos mollets, nos cuisses, nos pieds, notre dos, notre corps tout entier est pétri. C’est la fin de l’aventure. Une belle traversée, des paysages magnifiques, l’impression d’être allé au bout du monde.

 

GR2 la reunion328   GR2 la reunion309

Dernière petite anecdote pour clôturer ce récit. Le bus devant arriver dans 35 minutes, Nicolas propose d’aller acheter des glaces au bar juste à coté. Au moment où je le vois sortir avec ses 2 cornets de glace et le journal du jour, je tourne la tête et voit le bus qui arrive, il a 30 minutes d’avance. Impossible de manger la glace en moins de 10s, il va falloir ruser. Je planque les glaces sous le journal, elles me dégoulinent le long du coude, vite je montre ma carte au chauffeur, en me cachant à moitié derrière Salvador. Je file au fond du bus, le journal est illisible mais quel bonheur de remanger une bonne glace : après l’effort le réconfort.

 

GR2 156   GR2 83   GR2 la reunion111   GR2 54

GR2 la reunion163    GR2 la reunion164

 

Jour 10 : Les retrouvailles

Finalement notre titi parisien n’ayant pas trouvé de place où dormir sur St pierre (gros festival, tous les hôtels sont pleins), nous l’hébergeons pour sa dernière nuit à la Réunion. Au menu grillade de poisson frais et poêlé de chouchou. Après 10j de pate et de riz du vert ça fait du bien ! le lendemain matin 12h coup de téléphone de Cedric, « -salut je suis à St leu en bas de chez vous. -et ben monte, on allait justement manger. » Et voilà comment du sommet du piton des neiges en passant par le volcan de la fournaise, les 4 randonneurs se retrouvent, par un beau dimanche de juin, pour une dernière aventure aquatique au milieu des poissons multicolores.

Fin

Par elodie - Publié dans : La Réunion
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 08:51

Et nous voilà repartis pour une nouvelle aventure : La Réunion. Billet aller : 23 Février, date de retour : inconnue

Nous embarquons à 21h15 pour 10h de vol à destination de ce petit bout de caillou français situé à 9000km de la métropole. Voici votre première leçon : la réunion est un département français, ne jamais dire la France pour parler du continent mais utiliser le mot « métropole ».

24 février, midi nous voilà à St Denis de La réunion, température extérieure 32°C, hier encore je voyais de la neige par la fenêtre de ma chambre. Ce petit choc thermique passé nous attendons sagement le bus de l’aéroport (4€) qui finalement se transformera en taxi avec un autre couple (20€ pour les 4). 15minutes plus tard nous voilà au milieu de la station de bus les ‘ti cars jaunes de La réunion. Pas très compliqué de prendre le bus, si vous savez lire c’est aussi simple qu’en France, ah non pardon  qu’en métropole. Le prix des bus marche par zone, il y en a 3 pour toute l’île, 1 zone 1,40€, ou 1€ si on prend par carnet de 6. Bon maintenant que nous sommes dans le bus, faudrait savoir où s’arrêter. Ah oui parce que je ne vous l’ai pas dit mais on s’est lancé dans cette aventure n mode « free style ». les billets d’avions ont été commandés à l’arrache 2 semaines avant le départ, une vague idée de la région de l’île qui nous intéressait (en gros tout l’ouest), pas de réservation d’hotel, vous voyez le tableau. On se fit à la description de notre petit Futé et on se décide pour St Leu, petit village au milieu de la cote Ouest. Petite anecdote comment fait on pour demander l’arrêt du bus quand il n’y a pas de bouton Stop ? ben facile, on claque dans ses mains ;-) c’est la France mais y a quand même des différences… Nous débarquons dans cette petite bourgade avec nos gros sacs sur le dos, direction l’office de Tourisme.  Bonjour, on vient d’atterrir y a 2h et on voudrait un logement. Pour quand ? ah ben pour ce soir bien sur J Croyez moi ou non mais tout s’est super bien passé. La dame de l’office de tourisme  a passé 1 coup de fil et nous voilà dans une grande chambre climatisé avec salle de bain, à coté de la plage, avec piscine et jardin clos où se promènent une dizaine de tortues et tout ça pour 31€/nuit, (Le palais d’Asie, 11 rue de l’étang, St Leu). Pour manger rien de plus simple, la tenante a aussi un restaurant juste à coté, avec des spécialités chinoises et créoles pour 6€ la barquette. Une adresse qui n’est pas dans notre guide mais que je vous recommande chaudement (sans mauvais jeux de mots avec la température extérieure qui vient de passer les 37°C).

Après une bonne nuit de sommeil au frais (vive la clim), il est temps d’aller explorer les alentours. Les 3 prochains jours seront consacrés aux visites des différentes villes de la cote ouest de St Paul à St Pierre. Pour ceux qui se poseraient comme nous la question de où vivre à la Réunion voici nos impressions :

St Paul : Une petite ville sympa au borde de la mer, qui se traverse en 35min à pied de part en part. Il y a tout ce qu’on recherche : vie culturelle, piscine, mediatheque, petits commerces, promenade aménagée sur le bord de mer. Un immense marché le vendredi et le samedi avec des légumes mais surtout de l’artisanat principalement, les mauvaises langues diront que c’est un marché pour les filles. Une ville très agréable à vivre mais, parce qu’il y a un mais, même si la plage de sable noir est fantastique, il est  formellement interdit de se baigner car ici pas de lagon, les courants sont forts et les requins bien présents. Dommage car je me voyais bien vivre ici

St Gilles : petit village balnéaire qui se traverse en 5minutes. Belles plages de sable blanc et beau lagon. Très touristique, ça ressemble à Palavas au mois d’été. Grosses lunettes de soleil, petit maillot , du m’as tu vu à tout bout de champ. Très bien pour 3j mais pas pour y vivre.

L’hermitage ou l’ermitage et la saline les bains : superbe lagon où il fait bon se reposer à l’ombre des filaos. Très familiale comme ambiance. Un tout petit « centre » qui tient en une rue. Parfait pour les vacances en famille mais encore une fois pour y vivre non.

St Leu : Charmante petite ville, où tous les commerces se situent le long de la route principale. Route qui passe au milieu du village et qui pour moi représente le seul vrai défaut de St Leu. Ici il y a tout : un petit centre commercial, tous les médecins, dentistes, kiné,…, vie culturelle et associative, il y a même pole emploi. Un lagon, des plages, un marché le samedi matin, des centres de plongées, de parapentes, de surf,… tout se fait à pied en 15min de part en part. le seul hic pour moi : la bibliotheque qui se trouve dans les hauts à Piton st leu, donc bus ou voiture obligatoire. C’est ici que nous avons choisi de nous installer.

St Pierre : Grosse ville. La capitale du Sud de l’île. Baignade dans le petit lagon mais en dehors pas questions les vagues et les courants sont forts. Une grande plage sur la carte mais au final un tout petit carré en baignade surveillée. Ça sera notre sortie du samedi si on veut voir du monde et faire de grandes courses. Y a un décathlon pour ceux qui n’ont pas pensé à prendre palme masque et tuba.

Les avirons : village situé dans les hauts c’est à dire à flanc de colline, généralement il faut 15min pour redescendre sur le littoral en bus/voiture. Plutot un village dortoir même si le centre offre une épicerie, boulangerie, supérette,… mais pas pratique si on n’a pas de voiture et si on souhaite aller à la mer tous les jours. Par contre la fraicheur est agréable.

St Louis : nous ne sommes passés qu’en bus dans cette ville. Un centre ville dynamique, beaucoup de boutiques mais St louis est en hauteur, il n’y a pas de bus qui vont à la mer, donc 10/15min de voiture obligatoire si l’on veut aller à la plage.J’irai y refaire un tour pour avoir une vraie opinion.

Etang salé les hauts : petite ville/village dans les hauts. Pas vraiment de centre ville comme on l’entend en métropole mais une commune sympathique à vivre avec la proximité d’une forêt domaniale, d’un centre équestre et d’un grand parcours de santé au milieu des arbres. On a hésité à s’installer ici mais encore une fois sans voiture ce  n’est pas pratique, le lagon est à 15/20 min.

Voilà notre tour d’horizon de la coté ouest. Bien sur ceci n’est que notre vision personnelle. Chacun recherchant un petit quelque chose dans l’endroit où il souhaite habiter. Pour nous c’était la mer et un esprit de village où il est facile de s’intégrer, où l’on se dit bonjour dans la rue et où au bout d’un mois on connaît la moitié des habitants. St Leu a donc été notre coup de cœur. Ne sachant pas combien de temps nous allons rester nous avons prix une location temporaire. Le prix d’un F2 meublé, dans le centre donc près de la plage est de 750€ tout compris, même prix à St gilles. On trouve les annonces facilement dans le supplément gratuit du « quotidien «  le jeudi et dans le « gratuit » le samedi. Bien sur dès qu’on monte un peut dans les hauts les loyers sont 150€ moins cher mais encore une fois il faut une voiture et souvent passer par une agence qui vous demande 1mois de loyer et c’est souvent non meublé, il faut ouvrir edf+eau à son nom, on vous demande une caution, des fois un garant,…. Une bonne solution si l’on souhaite s’installer pour un long moment, mais pas pour moins de 6mois à mon avis.

Voilà en 5j nous avons trouvés une ville qui nous plait, un logement, les démarches administratives sont lancées, il est temps de s’offrir un petit plouf dans le lagon. Inutile de vous dire que l’on est dans un aquarium géant, des poissons multicolores en pagaille, chaussures obligatoires car beaucoup d’oursins, quelques murenes, des poissons pierres. Petit concert sur le bord de mer avec une biere dodo bien fraiche (biere locale),  on a beau dire la vie est moins dure au soleil.

 

Pour ceux qui souhaitent s’installer :

Pole emploi : une fois à la réunion faire un changement d’adresse (meme si c’est une adresse temporaire) soit par internet soit en appelant le 39 49. Attention on change de région donc ce n’est pas un transfert de dossier mais une réinscription. Vous devrait re remplir les formulaires et un nouvel identifiant vous sera attribué.

Sécurité sociale : une fois à la réunion appelé le centre le plus proche de chez vous pour un transfert de dossier. On garde le meme numéro de sécu puisque qu’on est dans un département francais. La démarche par internet ne marche pas ! après 2 mois d’attente on nous a dis « par internet ? ah non ca ne marche pas ca, c’est soit par courrier soit par telephone ! grrr pourquoi faire un site internet alors ! »

Transport : pour les ‘ti cars jaunes qui sillonnent toute l’ile, une carte pour demandeur d’emploi est disponible sur presentation de sa carte demandeur d’emploi, justificatifs de domicile et photo. 20€ le trimestre, 50€ l’année. Carte egalement pour les – de 25 ans et + de 60 ans.

Par elodie - Publié dans : La Réunion
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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 10:17

Dimanche 27 Juin et Lundi 28 Juin Transfert vang vien Koh tao via bangkok

45 a vang vieng vers frontiere thailande bus VIPUn long voyage (et oui encore un) nous attend pour rejoindre l’île de Koh Tao dans le golfe de thailande. D’abord 3h de minivan jusqu’à vientiane la capitale où nous attendrons 1h. un autre minivan nous amène jusqu’à la station de train de thanalong où nous prendrons le train pendant 15minutes pour  traverser la frontière Laos/thailande. Encore un visa sur notre passeport et hop après 1h d’attente nous prenons le train départ 18h30, arrivée 8h30 du matin à Bangkok. Arrivée à la gare du Sud de la capitale thailandais, une agence de voyage nous vend un combiné trains+bus+bateau bangkok-Koh Tao pour 25€/personne. Ca nous semble cher mais l’agence de voyage voisine pratique les mêmes tarifs. Nous apprendrons plus tard que certaines agences dans le centre propose le même voyage pour 16€  mais bon il faut aller jusqu’au centre ville…

Il est donc 9h du matin, notre train part ce soir à 18h40. on 46 a klong bangkaok ou on nous a arnaquer 75eurosdécide donc d’aller visiter un peu les alentours. Cela fut notre plus mauvaise idée de tout notre séjour ! En effet pour faire court on a payé 75€ le tour de bateau de 45minutes. Pourquoi s’est ton fait  avoir comme des bleus malgré notre expérience de l’Inde ? plusieurs raisons : 1 nous étions fatigué de 24h de voyage sans dormir, 2 : la monnaie du laos et de thailande sont très différente au niveau du taux de change : 1€ = 40bath=10 000 kips donc forcément on ne se rend pas compte de la somme demandait en bath, 3 : au lieu de nous fier à notre instinct on a préféré écouté le guide du routard et les autres voyageurs qui vous disent que les thaïlandais sont super gentils et souriants (faux archi faux a Bangkok !!!) 4 : on ne connaissait pas les coutumes de thailande alors qu’on on nous a dit qu’on n’avait pas le droit de prendre des photos des personnes on les a cru (en fait vous avez tout a fait le droit c’est juste qu’ils ne voulaient pas qu’on puisse les montrer à la police ensuite)

Inutile de vous dire qu’après cet épisode malheureux on s’es mis en mode Inde : ignorer tout le monde et faire bien attention à ses affaires. On a bien sur essayé d’aller reporter l’incident à la police, mais encore une fois contrairement à ce que raconte les différents guides touristiques, la police se fou complètement des touristes. A chaque fois qu’on demandait le poste central à un officier dans la rue il ne comprenait pas l’anglais. Enfin on trouve le poste de police et là aucun deux ne parle anglais (ou ne veut parler anglais) et en réponse à nos explications de cette belle arnaque à touristes ils nous répondent en nous parlant du football !! Finalement énervé, on s’est calé dans la gare et on a attendu notre train le cul sur une chaise de 11h à 18h30 en espérant que l’île soit plus accueillante…

 

Mardi 29 Juin au Mardi 6 Juillet : Koh Tao

Les jours sur une île paradisiaques aux eaux turquoises s’égrènent sans que l’on s’en aperçoive. La douceur de vivre, la sérénité d’un monde à part, une météo toujours clémente. Comment décrire cette vie paisible que l’on souhaiterait ne jamais voir s’arrêter.  Nos journées sur l’île de la tortue se composèrent de plongées au milieu de poissons multicolores, farniente sur la plage, dégustation de fruit shake divers et variés, baignade au claire de lune dans une eau avoisinant les 33°C. les repas n’en étaient pas moins agréables : soupe au lait de coco, grillade de poisson frais, crevette royale, le tout accompagné de riz et oyster sauce. Le petit déjeuner lui non plu n’était pas en reste :  pain perdu, gaufres, pancakes nappés de chocolat chaud….Ahhh Koh Tao, tu aurais presque fait oublier ses montagnes à Nicolas.

46 ile Koh tao thailande     47 Koh tao    53 Koh tao     75 en attendant le bus

Mon niveau 1 de plongée terminé je décidais de rester les pieds sur terre en m’organisant un petit safari photo à travers l’île tandis que Nicolas préféra poursuivre son exploration des fonds marins et passer son niveau 2. il me rejoignit tout de même sur la terre ferme le dernier jour pour une randonnée plutôt sportive. Après avoir traversé l’île du Sud au Nord (6km en tong), des dizaines de montées et descentes, des chemins où s’invitent des serpents verts pomme de 2m de long, , nous arrivons enfin à mango bay, petite crique paradisiaque, aquarium géant aux eaux transparentes regorgeant de poissons tropicaux sur des fonds de moins de 5m. Le paradis du PMT (Palme Masque Tuba). Bon c’est vrai qu’on pensait pas tomber sur 6 bateaux de plongées ici mais les poissons ne sont pas vraiment farouches et les coraux eux ne peuvent pas s’enfuir devant cette horde de touristes. C’est en cet endroit précis que j’ai également appris que les poissons pouvaient manger les êtres humains. Oui oui, imaginez une centaine de poissons qui vient vous grignoter, au début c’est amusant mais on se rend vite compte qu’ils sont affamés et vous enlèvent un petit bout de peau à chaque fois…Scénario plus terrifiant que les dents de la mer non ?

Après 2h de baignades il faut penser au trajet retour, un local nous ayant vu, à l’aller, escalader et sauter de rochers en rocher (en tong) pour rejoindre la plage, nous conseille de prendre le sentier qui passe au dessus du restaurant. C’est moins périlleux d’après lui. Nous voilà donc dans la forêt en tong, sur un chemin non tracé, sans panneau indicateur. Nous suivons un fil électrique en espérant qu’il nous mènera quelque part. Pas très rassurant tout ça surtout quand on a croisé un joli serpent à l’aller…

Voilà c’était notre dernier jour sur l’île, demain retour à Bangkok pour du shopping puis rebonjour la France.

 

Mercredi 6 juillet au Samedi 10 Juillet : Transfert koh Tao à Grenoble via Bangkok 2j et Genève

74 il reste de la place sur le toit  77 notre bus VIP qui n'a pas d'amortisseur  78 bangkok embouteillage habituel

10h du matin, ça y est c’est le départ. 3h de bateau, 4h d’attente et 6h de bus sans amortisseurs plus tard nous revoilà à notre point de départ : Bangkok. Il est 4h du matin, nous décidons de marcher vers l’est, pas question de rester dans le quartier touristique cette fois-ci. 1h de marche et un chocolat froid au Mac Do plus tard, nous arrivons dans le quartier de silom road. Ce quartier très couru par les routards autrefois a été délaissé par ces derniers au profit de Kao san road plus dans le centre ville. Tant mieux pour nous. On lodge au white horse pour 10euros avec clim,eau chaude et chambre très calme.Les deux jours suivants ont été consacrés entièrement au shopping. Mais quelle déception. Que de la pacotille, aucun souvenir qui en vaille vraiment le coup, j’aurai du tout acheter au Laos. Pourtant on a fait une grande partie des marchés et centres commerciaux de la ville ! le soir on est même aller voir à patpong, le marché à touriste. Affreux ! la même pacotille que dans les malls mais à des prix astronomiques, 15euros la petites statue de bouddha en métal. Ça vaut 20cts au mieux tellement c’est mal fait. Le pire c’est qu’ils vous tendent une calculette et vous demandent combien vous êtes prêt à payer. Mais même si ils vous le donnaient vous n’en voudriez pas. Pour être poli on joue quand même le jeu en leur disant 1€ ou 2€ . Et là ils vous engueulent en thaïlandais parce que vous voulait pas payer leur statue de pacotille 15€ ! c’est incroyable quand même, c’est le monde à l’envers ! En plus dans ce quartier on vous propose des sex show, des filles nues, … tous les 2m, photos à l’appui !!! et n’essayez pas de répondre en disant non merci je suis gay, ça ne marche pas, ils vous proposent des sex show pour tous les goûts...

Désolé donc pour la famille mais on attendra de retourner dans un autre pays pour vous offrir de vrais cadeaux dignes de ce nom.

Mon impression sur la thailande est comme même beaucoup plus réservée que sur le Laos : plus cher, moins accueillant, le seul point positif c’est qu’ils ont la mer et des îles magnifiques.

Voilà vendredi 9 juillet, les vacances se terminent. Avant de reprendre l’avion petit détour par un restaurant à volonté où vous devez vous même faire bouillir vos aliments dans une marmite intégrée à votre table. Le ventre bien rempli nous reprenons l’avion direction Genève puis le train direction Grenoble où nous arriverons Samedi 10 juillet vers midi après 30 heures de voyage mais des images plein la tête.

Par elodie - Publié dans : Laos-Thailande
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 16:54

Samedi 19 juin

Laos-Thailande, deux destinations que je souhaitais visiter depuis longtemps. Mais la beauté des paysages ça se mérite.

5h30 : Taxi de la maison jusqu’à la gare- vue le prix pour 10min je comprends que les chauffeurs roulent en Mercedes

5h40-6h20 : Attente sur le quai de la gare

6h20-8h40  : bus de Grenoble à Genève

8h40-11h40 : 5min de train pour aller à l’aéroport puis attente

Cela fait déjà 6h que nous sommes partis et nous n’avons fait que 160km….

11h40 Décollage immédiat direction Bangkok (avec un petit stop de 2h a Doha)

1er avion : Bon ça commence moyen, mon écran télé ne marche pas, les écouteurs sont cassés, quand après 1h de service repas les hôtesses arrivent enfin à nous, c’est pour dire qu’il n’y a plus que des fruits de mer…

2ème avion : Doha Bangkok : même compagnie mais là rien à redire. Service impeccable, avion tout neuf-petit sac contenant boule quies, chaussette et bandeau pour les yeux. Le top du top quoi. On peut même faire un tetris en réseau.

1 coucher et 1 lever de soleil plus tard, nous atterrissons enfin à bangkok.  Nous sommes le Dimanche 20 Juin, il est 8h du matin soit 3h du matin à Paris cela fait pratiquement 24h que notre voyage a commencé. Et ce n’est pas fini.

Nous passons la douane thaïlandaise et là je vous délivre mon premier conseil : si vous êtes pressé surtout ne jamais vous mettre derrière des indiens, y a toujours quelque chose qui ne va pas avec eux. A Genève ils avaient perdu leur ticket de bagage, à Bangkok ils n’avaient pas le bon visa,… ça ne m’a pas réconcilié avec les Indiens comme vous pouvez le voir.

 

1 depart laosBon nous ne sommes toujours pas arrivés à notre destination finale. On achète un billet Bangkok-Luang prabang (Laos) soit 200euros chacun pour 2h de vol. Bon c’est sur c’est cher mais ç’est le seul avion qui atterrit là bas et sinon l’autre option à 30euros (train+bus) met 24h. Le choix est vite fait. Pour ce prix là vous avez quand même le droit au salon Loundge de la compagnie. On fait donc une petite sieste, un petit déjeuner gratos et Nico goûte aux différentes spécialités du pays. Le goût est parfois surprenant vue sa tête. Après ça description de « c’est comme un dessert sucré avec un arrière goût de crevette » je décide de passer mon tour.

Notre petit ATR72 joliment décoré de petits poissons (l’avion va sous l’eau ? pas dans les airs ?) nous conduit en 2h au cœur du Laos.

 

 

Dans ce petit aérodrome de campagne il y a quand même 4 douaniers : le premier prend ton passeport, le tamponne, puis le donne à un deuxième qui colle le visa, puis le donne à un troisième qui encaisse tes 30 dollars puis te le donne pour que tu le montres à un quatrième qui vérifie que tout est en règle. La mécanique est très bien huilée, en moins de 10 minutes tu as atterrit, pris ton visa et récupéré tes bagages.

Il est 13h30 heure locale, soit 8h30 à Paris, cela fait maintenant 27h que nous sommes partis de la maison, nous venons enfin d’arriver à notre première destination Luang Prabang au Laos.

Température extérieure 47°C, humidité 90%, ça change de la grisaille grenobloise à mon grand bonheur et au grand désespoir de Nicola J

Et c’est parti pour notre petit rituel qui nous accompagnera tout au long des vacances : tartinage de crème solaire + anti moustique + cachet anti paludéen (doxycycline)

On sort du hangar de l’aérodrome : Taxi 50 000 Kip Sir (5euros), on répond non (le centre ville n’est qu’à 4km), ok Sir 30 000 kips (3euros), on répond encore non. Ils nous regardent ahuris, ils sont fous ces touristes ou quoi ?! 6 mois en inde nous ont aguerris sur les techniques de négociations, on commence à partir sac au dos. 15minute de marche plus tard sous une chaleur torride et un taux d’humidité frôlant les 100%, un tuk-tuk nous prend pour 20 000 kips (2euros).

En ville on croise 2 jeunes sur une moto (des 125 pour la plupart), qui nous ventent leur guesthouse avec balcon et vue sur le mekong pour 6euros. C’est dans l’ordre de prix qu’on s’était fixé, on y va. Dans cette ville l’ambiance est très calme, pas de harcèlement de touristes. De temps en temps un tuk tuk vous demande si vous voulez monter mais une simple négation de la tête suffit à ce qu’ils vous laissent tranquille.

Ca y est on est vraiment arrivé à destination, je tiens la clé de notre chambre, première nuit au Laos J

Après une petite douche froide pour se remettre des 47° extérieurs, l’opération moustiquaire commence. 30minutes plus tard nicolas peut reprendre une douche tellement il lui a fallu lutter pour l’installer. Deuxième conseil ne pas acheter les moustiquaires qui forment un cercle en haut et s’attachent à un crochet unique. préférer des moustiquaires carrées. Plus long à installer mais tellement plus de place pour dormir en dessous.

Voilà on est propre, on a refroidi (un peu), il ne reste plus qu’à aller goûter aux mets locaux (n’est ce pas Patrick ;-)) Direction le restaurant juste à coté. une grosse assiette de riz+ fruits frais mixés dans du lait pour 2,30€  avec en prime une Superbe vue du coucher de soleil  sur le Mékong.

Voilà, après un petit tour rapide sur le marché aux souvenirs touristiques de la ville, il est 19h, le soleil est couché depuis 1h, on est épuisé, on va se coucher.

11 Luang prabang

Lundi 21 Juin : Laos –Luang Prabang

Après une bonne nuit de sommeil, debout pour un petit déjeuner et l’exploration de la ville. L’air est beaucoup plus frais ce matin, on respire. Après un petit déjeuner français au croissant d’or (5€ pour 2), nous sommes d’attaque pour trouver notre trek de 3j. Nicolas féru d’aventure avait déjà repéré une agence plutôt sportive lors de notre petite marche digestive d’hier soir. Et il a l’œil le bougre. L’agence Lao PTM correspond exactement à ce que nous recherchons. Du sport aventure en version pas trop organisé et donc pas cher. Au menu donc : Trek-kayak-VTT et éléphant le tout sur 3j pour 85€/personne nourriture et logement compris, soit 2 voir 3 fois moins cher que les concurrents.

Maintenant que nos 3 prochains jours sont programmés nous pouvons aller explorer la ville de Luang Prabang. Nous commençons par le mont Phousi (2€/personne), très jolie vue sur la ville et surtout très calme. En effet, les touristes viennent plutôt le soir au coucher de soleil.

6 Luang prabang mont phousi 8 Luang prabang mont phousi    3 Luang prabang mont phousi

 

 

 

 

 

Le temps tourne à l’orage, n’oublions pas que la mousson a commencé. Des trombes d’eau s’abattent sur la ville, nous trouvons un petit abri au milieu du mont phousi. Nous passons 1h30 à regarder la pluie tomber dans un décor magnifique. Ca valait vraiment la peine de faire 27h de voyage.

Après ce petit déluge, nous partons visiter les alentours moins touristiques. 4h de déambulation au milieu de la vie locale, ici personne ne parle un mot d’anglais, heureusement le langage des signes est universel, le langage de l’argent aussi d’ailleurs. La faim nous ramène en centre ville. En effet on préfère manger dans des lieux plus touristiques. Il ne s’agirait pas de tomber malade dès le premier jour quand même. On revient à notre restaurant d’hier et cette fois ci je teste la soupe Lao : nouille de riz-salade-poulet-eau chaude. Excellent servie avec un filet de citron vert.

Après ce bon repas une petite sieste histoire de se reposer et d’attendre que la chaleur redescende un peu. Puis nous poursuivons notre ballade de lieux non touristiques à la recherche d’un poncho pour Nicolas. Et oui il n’a pas voulu en acheter en France pensant pouvoir en trouver facilement un pas cher au laos mais cette mission s’avère plus difficile que prévue. Le meilleur rapport qualité prix est à 4€ mais mon troisième conseil est : acheter vos vêtements de montagne avant de partir.

On continue nos achats le soir en retournant sur le marché touristique. Nicolas s’achète 1 pantalon et 1 t shirt, c’est vrai qu’on est parti vraiment léger avec seulement 2 pantalons et 2 T shirt chacun pour 3 semaines J. Il y a plein de petits souvenirs magnifiques. J’ai envie de tout acheter mais je me dis que je retrouverai tour ça à bangkok, inutile de se charger dès le début.  Je verrais plus tard mon erreur. En effet à bangkok il n’y a rien sinon de la pacotille à des prix exorbitants. 4eme conseil : acheter au Laos c’est beaucoup plus joli et moins cher.

 

 

10 Luang prabang  11 Luang prabang 38 Luang prabang vue restaurant

Mardi 22 Juin : Laos – Trek Jour 1

Youhou aujourd’hui l’aventure commence. C’est parti pour 4h de VTT dans la montagne laotienne. Notre guide est un étudiant laotien, il s’appelle Naan (pas sur de l‘orthographe). En jeans et en converse, un petit sac à dos, on est loin de l’image d’un guide qualifié. Mais pour 30€/j on s’avait qu’on partait à l’aventure.

Bon première étape aller chercher les vélos. Un tuk tuk nous emmène jusqu’au local où se trouve le matos. Taille unique pour les casques XXXL. Vous n'auriez pas plutôt du XXXS ? non ? bon ben merci quand même. Les vélos maintenant : d’allure plutot correcte bien que remplis de boue, on s’apercot tres rapidement que les vitesses sautent toutes seules ou au contraire ne passent pas, les freins sont plutot faiblares… vous voulez de l’aventure oui ou non ?! Au départ on commence par 15 minutes de ville. Pas évident pour des occidentaux de circuler dans des rues sans code de la route au milieu des motos, vélo, voiture, tuk-tuk. Enfin nous prenons un petit sentier qui nous mène vers la montagne. Ca monte, ça descend, la pluie s’en mêle, 4h à ce régime, je suis lessivée. Heureusement les paysages sont splendides, il n’y a que nous. 2 pour un guide sur des sentiers non touristiques. Que demander de mieux ? (un vélo avec des vitesses, des freins et un casque peut être ? Lol). Au Laos on croise souvent un fleuve, une rivière. Nous mettons les VTT sur un radeau de bambou et le paysan du coin nous fait traverser. (Pour ceux qui font ça sent guide, la traversée coûte 2€). Nous continuons à traverser de petits villages, les enfants vous crient sabaïdi (bonjour en lao).

13 Riziere journee VTT  18 trek village pont 19 trek village

Aller dernier coup de pédale et voilà, le VTT c’est terminé. Encore un petit coup de pirogue pour traverser un cours d’eau, 20 minutes de marche à travers des champs de maïs et nous voilà arrivés à notre première destination. Le village compte 40 familles. A notre grande surprise il y a l’eau et l’électricité, et notre maison pour la nuit est fait en parpaing. Il y a même la télé ! Nous verrons par la suite que dans tous les villages où l’électricité arrive, il y a au moins 1 famille avec la télé. Et je peux vous dire que cela gâche vraiment tout. Imaginez-vous au milieu de la forêt tropicale des villageois qui au lieu de partager des moments de convivialité s’entassent devant une télé pour regarder des séries Z.

Après ce petit coup de gueule revenons à notre histoire.

Voici le moment de la douche, ou je devrais plutôt dire de la casserole et du bac d’eau. Le fonctionnement est très simple : prendre l’eau froide du bas à l’aide de la casserole en plastique et se la verser dessus. Nicolas préfèrera la solution N°2 à savoir aller faire trempette dans le mékong avec les enfants du village qui n’arrêtent pas de l’appeler « phalangs «  (touriste blanc en lao).

21 trek enfant pont  22 trek enfant portant eau  26 trek douche enfant 

Le soleil est couché depuis un moment, ça s’active depuis 1h dans la cuisine, ça sent terriblement bon. Après cette journée bien sportive nos estomacs crient famine. Il faudra encore patienter 1h de plus mais au final quel régal. Une cuisine savoureuse et authentique : Une vraie soupe lao aux milles saveurs, du riz collant délicieux et des jeunes pousses de bambou. Nous ne remangerons jamais au cour de notre voyage au laos une cuisine si délicieuse.

Pour remercier notre famille d’accueil Nicolas leur donne la moitié des 20 cahiers qu’il transporte depuis ce matin. Ils sont très contents car  leur fils étudie au lycée et là bas les fournitures scolaires coûtent chères.

Mardi 23 Juin : Laos Trek Jour 2

Aujourd’hui le programme c’est trekking au milieu de la jungle. Petite précision, il pleut depuis 1h du matin…. Le sol est détrempé, à chaque pas 5 cm de boue vient se coller sous les chaussures. Bon je pense que c’est mort pour le trek. D’un autre coté, je suis fatiguée et rester au village avec les enfants ne me déplait pas. Hop hop hop, non mais tu rêves ou quoi, on est au Laos ici, c’est pas la pluie et la boue qui va nous arrêter. Et oui, à 9h30 notre guide nous demande « c’est bon vous êtes prêt à y aller ? ». il rigole ou quoi ? non ça n’a pas l’air. Bon ben on pack nos sacs rapidos, c’est parti pour une rando aventure sous la pluie J L’aventure c’est l’aventure. Les chemins son boueux, la glaise très glissante, on traverse littéralement la jungle. Le sentier a été entièrement recouvert par la végétation, il n’y a plus qu’à espérer que le guide connaisse par cœur le chemin.

27 trek paysage 30 trek village33 trek village ecole 32 trek village enfant 

Euh au fait Naan, tu l’as fait combien de fois cette rando ? 8 fois ? ah c’est bien et combien de fois en période de pluie avec une végétation luxuriante ? jamais ? ah bon ben c’est rassurant. Surtout ne pas penser qu’on est au milieu de la jungle avec un guide inexpérimenté qui n’a pas de trousse de premier secours, qu’il y a des sangsues et des serpents. On continue notre marche à travers des herbes plus hautes que nous, on traverse des petits cours d’eau, nous sommes détrempés de la tête jusqu’au bout des pieds (il pleut toujours et les herbes sont mouillées). Nous traversons des petits villages de ¾ familles. Les bruits dans la jungle sont à la fois fascinant et effrayant. Les insectes impressionnant. On se croirait vraiment perdu au bout du monde. L’ambiance est surréelle. 3 être humains au milieu de nul part. FAN-TAS-TIQUE !!!!!!!!

Après 6h de marche nous retrouvons la civilisation, l’électricité et la télé qui braille jusque tard dans la nuit. Notre guide nous explique les différents symboles du temple bouddhiste. En effet, il a été moine pendant 5 ans. Le temps s’écoule tranquillement, Naan nous questionne sur les filles, comment les aborder, ce qu’elles veulent,… il a 24 ans et c’est son principal sujet de discussion.

Ici la nourriture n’a vraiment rien d’exceptionnelle : riz+ œuf sous toutes ses formes, 3 repas de suite…

La journée se termine par une baignade. En faisant les imbéciles dans l’eau nico perd ses lunettes (elles étaient vieilles de 1 mois…). Aller pour ne pas rester en reste moi je décide de perdre mon portable.lol

Jeudi 24 juin : Laos Trek Jour 3

37 trek elephant elodie 37 trek elephant nico 37 trek baignade avec les elephants

 

Pour bien commencer cette dernière journée quoi de mieux qu’une petite ballade à dos d’éléphant ? Et pour encore plus de sensation, on la fait version locale, directe sur le coup de l’animal. Ma première impression est que l’éléphant est une grosse bête avec des poils drus sur la tête, qu’il fait très chaud derrière ses grandes oreilles, que ça fait mal aux adducteurs car on a les jambes bien écartées et surtout que ça avance à une allure d’escargot. Ne faites jamais le pari de faire un tour du monde à dos d’éléphant, je pense qu’une vie ne vous suffirait pas. Celui de nicolas a très faim, il s’arrête toutes les 2 minutes, à tel point que le dresseur est obliger de descendre et de le menacer pour qu’il avance.

Après 1h sur ce gros mastodonte nous reprenons le sport, aujourd’hui c’est canoë. Enfin c’est surtout nico qui reprend le sport, moi je regarde le paysage J . Au bout le canoë semble tanguer beaucoup. «  mais pagaie doucement tu vas nous faire tomber à l’eau ! » « mais non ç’est toi qui arrête pas de bouger ! » « ??!! » « !!? » petite discussion houleuse, heureusement la pause de midi arrive. Et là quelle ne fut pas notre surprise en ouvrant le bouchon de notre embarcation. Un geser d’eau discontinue s’écoule de notre canoë pendant 10 minutes. En fait il y a un gros trou en dessous et on prend l’eau. Voilà pourquoi le canoë tanguait dangereusement….bon ben pas le choix de toute façon c’est impossible à réparer, il faudra continuer comme ça et s’arrêter régulièrement pour vider l’eau. Ah l’aventure !!! après plusieurs écopages, c’est le terminus, tout le monde descend. Voilà une derrière baignade au milieu des éléphants et retour à Luang Prabang.

Merci Lao PTM pour ces 3 jours totalement dépaysants, sportifs et remplis d’aventures !!!!!!!!!

Retour à la civilisation, un lit douillet, une douche bien chaude et une lessive express pour nos vêtements bien boueux.

Vendredi 25 Juin : Laos transfert vers Vang Vien

 

 

41 Vang vien

Aujourd’hui on part de Luang Prabang, c’est ma dernière chance de voir l’aumône aux bonzes à 6h du matin. Je m’habille en 2 secondes, pas le temps de mettre de l’anti moustique, je descend et là… la porte d’entrée est fermée !!! noooooonnn ! je voulais tellement voir cette procession ! je retourne me coucher, en 5minutes en dehors de la moustiquaire je compte 6 piqûres de moustiques…

Aller aujourd’hui on change de ville, direction Vang vien. On déjeune rapidos et on cherche un bus qui part dans la matinée. C’est la saison morte il n’y en a que 1 seul cet après midi qui arrive à 19h, ou alors 1 qui part dans… 15 minutes. Vite vite vite, on paye et on sotte dans un tuk tuk qui nous amène à la station de bus. Et nous voilà parti pour 6h de minvan sans armortisseurs et sans A/C le tout conduit par un chauffeur qui pense que si on percute une vache c’est la vache qui aura mal…vivement que ce cauchemar s’arrête. On était bien dans notre jungle finalement. Je déteste remettre ma vie dans les mains d’un imbécil !!! pour se remettre de nos émotions qui furent nombreuses et fortes (beaucoup de vaches évitées de justesses, des crissements de pneus dans chaque virage, des dépassements plus que dangereux tout ça pour faire une pause de 30minute au milieur !!!), nous décidons de s’offrir un petit luxe :

chambre avec air conditionnée et vue sur les magnifiques montagnes (10 €). Nous comprendrons notre grave erreur le soir à 21h. en effet, qui dit vue sur les montagnes dit aussi vue sur la petite presqu’île au milieu avec toutes les boites de nuit à ciel ouvert et la musique à fond jusqu’à 4h du matin !!!!!!! même Nicolas a eu du mal à dormir, c’est pour dire…

Vang vien n’est pas à proprement parler une ville, mais un alignement de bar, gustehouse et boui boui le tout sur 3/4 rues et rempli de blancs bourrés, des américains pour la plupart.

Samedi 26 Juin : Vang Vien

Si vous n’êtes pas venus à Vang vien pour vous boire jusqu’à plus soif, la seule option c’est la visite des grottes le cul sur une grosse bouée et le canoë.

C’était plutôt marrant, surtout le passage où il fallait ramper dans la boue dans un tunnel de 40 cm de haut. Bon on n’ a pas pu couper aux américains. Mais qu’elle impolitesse !!! Déjà ils rentrent dans les caves sacrées avec leur chaussures (au laos on enlève tout le temps ses chaussures, même pour entrer dans les magasins, alors pour entrer dans un lieu saint encore plus). Ensuite le guide était en train de nous raconter les légendes des animaux de la grotte quand soudainement la fille demande sur un ton vindicatif «  excusez moi mais vous aller nous raconter l’histoire de chaque animaux de cette grotte ?! parce que vraiment c’est trop chiant ! » Que répondre à ça ? 

Après la visite de la cave et de la grotte, nous poursuivons avec du canoë (sans trou cette fois ;-))

44 vang vieng grotte 44 vang vieng la debauche americaines au coeur de la jungle

Splendide journée au milieu des pains de sucre. Paysages vraiment incroyables.

Juste un petit bémol sur la fin. Nous atterrissons au milieu d’une sorte de spring break américain. Vous vous souvenez des gens bourrés qui déambulent dans la rue ? eux ne viennent pas la pour le paysage mais pour l’alcool. Vang vien est surtout connue pour son tubing. Mais kézako ? le cul sur une grosse bouée vous descendez le mékong sur 10 km en s’arrêtant tous les 10m dans un bar différent. Ici l’alcool est servi dans un seau, il n’y a pas de jus de fruit. Chaque bar rivalise avec les watts et les idées farfelues : se jeter d’une corde dans l’eau, glisser dans un toboggan, faire du volley dans la boue,… chaque année il y a 2/3 morts ce qui est peu quand on voit l’état d’ébriété le tout au bord et dans une rivière avec du courant.

Aller ce soir on va essayer de trouver une pension un peu plus calme. Nous prenons une guesthouse loin de l’île aux discothèques. Pas de chance, les fourmis ont décidé d’envahir notre chambre. Je demande à Nicolas d’aller voir le gérant pour changer de chambre. Comme à chaque fois qu’il y a un problème où qu’on pause une question qui les embarrassent, les laos ne savent soudainement plus parler anglais. La gérante envoie sa fille armée d’une bombe insecticide, et en met partout, même sur les oreillers, les draps,… elle nous fait comprendre qu’il faut bien attendre 10 minutes avant de rentrer dans la chambre parce que c’est toxique. Ah ok, et sur les oreillers c’est toxique aussi ?!!

Par elodie - Publié dans : Laos-Thailande
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 21:04

 

Et nous revoila parti en vagabondage .cette fois ci c’est nicolas qui s’est chargé à 100% du programme et des réservations. Destination Budapest pour le nouvel an.

 

Après avoir fêté noël dans le « Nord » de la France (comprendre Rouen), nous redescendons en voiture au milieu de nos montagnes (Grenoble) le 26 décembre. A peine arrivé pas le temps de souffler, il faut préparer les bagages car demain direction la suisse pour prendre l’avion pour Budapest.

Ce voyage commence donc sur les chapeaux de roues comme vous pouvez le voir.

27 Décembre le voyage commence.

 

 

Jour 1, 27 Décembre

Réveil à 5h du matin, on charge le sac, on ferme le coffre et nous voilà parti direction Genève. Tout se déroule parfaitement jusqu’au moment où nous devons passer la frontière suisse, le GPS n’a pas les cartes européennes et nous ne savons pas quelle route prendre pour ne pas rentrer sur l’autoroute payante. Finalement Nicolas réussira à négocier moitié prix une vignette 2009 qui se périme dans deux mois.

Une fois localisé le parking longue durée il faut désormais trouver une place. Et la ce n’est vraiment pas gagné. Le parking affiche complet mais il est « toléré » de se garer le long des rambardes. Mais même la pas facile de trouver un espace libre…. A enfin un petit trou pour nous faufiler.

Et voilà nous enregistrons notre sac de voyage et attendons patiemment devant la porte d’embarquement. Tout va bien. On peut se poser, ranger les papiers,… ben elle est où ma carte bleue ? oh merde je l’ai laissé dans la voiture sur le tableau de bord… vous l’aurez deviné c’est de Nicolas qu’il s’agit. Bon pas le temps de retourner la bas, croisons les doigts pour ne pas se faire braquer la voiture. Heureusement j’avais pris ma CB au cas ou, j’ai bien fait.

Nous embarquons dans l’avion les derniers, Nicolas ne veut pas faire la queue debout, moralité on voyagera séparé…bof bof.

Arrivée à budapest je me mets en mode touriste et nicolas en mode guide touristique. Il fait changer de l’argent, nous conduit au bus puis au métro, puis enfin à l’hôtel.

Il a réservé un super hôtel 3 étoiles tout neuf, insonorisé avec chauffage individuel. La grande classe !!! je vais pouvoir dormir sans boule quies pendant mes vacances J

Nous mangeons un petit sandwich qui traînait dans notre sac, puis sieste. Ben quoi on est en vacance non ?

En fin d’après midi nous décidons de commencer à prendre la température extérieure, direction le marché de noel. Certes il est grand, le froid y est, mais au final on retrouve un peu les mémés bricoles et gadgets qu’en France. Nous continuerons à  déambuler dans les rues puis pour ce premier diner nous nous contenterons de quelques denrées bien françaises achetées au Spar du coin.

 

 

Jour 2, 28 Décembre



Le guide touristique nous annonce une journée chargée.

Départ pour les plus beaux bains thermaux de budapest « les bains Gellert »

gellert

vue du mont gellert

 

Sa source thermale existe depuis le XIIIe siècle. le décor a conservé ses mosaïques, vitraux colorés et sculptures.

On nous explique en hongrois assorti de quelques vagues mots d’anglais qu’il y a un coté fille et un coté garçon. Nicolas part donc de son coté et moi du mien et on espère se retrouver dans la piscine mixte.

Je suis deux vielles dames bien hongroises et j’arrive au « vestiaire » et là la « gardienne » me demande mon ticket. J’essaye tant bien que mal de lui expliquer que c’est Nicolas qui l’a gardé. Finalement elle cède et me dit que je peux me changer. Je regarde autour de moi, pas de cabine, pas de petit recoin, et horreur les deux mamies bien en chaire se mettent toute nue à cote de moi. Oh mon dieu faut se mettre à poil devant tout le monde !!!!!!!!!

Bon ben y a pas le choix, même pas possible de se cacher derrière ma serviette, elle est trop petite.. Cette petite aventure passée je me dirige vers la piscine pour raconter mes péripéties à Nicolas dans une piscine à 36°C. Puis on décide d’aller explorer chacun de notre coté les autres salles. Le coté gauche pour les garçons, le droit pour les filles. Et la c’est un vrai labyrinthe. Je parviens à trouver les piscines à38°C et 40°C, les ¾ des femmes sont nues comme des vers. Difficile de ne pas fixer les gens quand on est français et pas habitué au nudisme.

Chouette un sauna. J’ouvre la porte et tombe sur une brochette de nudistes entassés les unes sur les autres. Vite je referme. tant pis pour le sauna

Je longe des couloirs, tombe sur des salles de massage, des nouvelles piscines avec des instruments blizzards. Bon il est temps de retrouver la piscine mixte.

Nous faisons trempette pendant 1h30 et puis ressortons à l’air libre. Une bulle de chaleur nous entoure et nous ne sentons même pas le froid extérieur.

Nous grimpons sur le Mont Gellert (235m), belvédère le plus haut de Budpaest, où nous admirons la vue sur la ville et ses différents quartiers, notamment Buda et Pest. Quelques pas plus loin, se dresse la gigantesque Statue de la Liberté hongroise,14m de haut, brandissant une feuille de palmier. Symbole de la ville, elle est visible de très loin et commémore la libération de la capitale par l'Armée Rouge.

Après une pause repas bien méritée nous nous dirigeons vers la basilique saint etienne. Une coupole de 96m de haut qui abrite la plus précieuse relique de Hongrie : la main droite momifiée du roi Saint Etienne (premier roi de Hongrie, qui a converti la nation au christianisme). Pour ma part c’est plutôt la taille des chandeliers qui m’a impressionnée.

st stephen church

Le soir on s’offre un petit resto avec des plats typiques hongrois : la goulash soup et le hungarian ragout servi dans une grosse miche de pain. Très très bon.

 

goulash souphungarian ragout

 

Jour 3, 29 Décembre

La journée commence encore une fois par des bains. Cette fois ci nous allons aux bains Luckas.

Excentrés du centre ville, ces bains ne sont pas destinés aux touristes mais aux locaux et cela se ressent bien en entrant. En effet, ici pas de panneaux en anglais, que du hongrois. La caissière nous explique dans un anglais approximatif que aujourd’hui il y a beaucoup de monde et donc c’est moitié prix. Nicolas méfiant hésite à prendre les tickets « t’es sur qu’on peu se baigner, qu’on ne va pas payer juste pour visiter ? », pauvre caissière, elle ne sait pas que l’inde rend les gens très méfiants.

Aller on paye et on verra bien. Sur les murs jaunes de l’entrée, des plaques remerciant les saints pour leur action curative. Une forte odeur de souffre se dégage des bains effectivement bondés.

Le bâtiment ressemble à un temple grecque, une fontaine en marbre rose trone au centre mais c’est à la fontaine de marbre gris avec robinet des dragons en or que vous pourrez boire de l’eau potable.

On passe d’une piscine à l’autre, sauna, hammam,…2h à faire trempette.

A la sortie on fait l’impasse sur l’eau chaude soufrée à boire, censée améliorer le transit, guérir des rhumatismes,… on verra ça quand on sera vieux. Pour le moment on va se contenter d’une bonne bouteille d’eau gazeuse achetée au magasin du coin.

 

Nous nous dirigeons maintenant vers le bâtiment du parlement vieux de 100 ans. Hélas le garde nous informe que il faut venir le matin très tot pour pouvoir retirer les tickets de visite donnés au compte goute. Bon ben tant pis pour les 40 kilos d'or utilisés pour la décoration, la Couronne hongroise, et la  maquette du Parlement en allumettes réalisée par une famille hongroise. on se contentera de la magnifique façade extérieure en calcaire, architecture qui ressemble d’ailleurs au parlement de Londres.

Nous nous dirigeons maintenant vers le bastion des pêcheurs et l’église Saint Mathias (du nom du roi) avec son toit fait dans un style fin du 19ème siècle, très Art nouveau.

eglise mathias3

La place « bastion des pécheurs » a été baptisée en l’honneur des pêcheurs qui protégeaient le quartier. Les sept tours symbolisent les tentes des sept chefs de tribus qui ont conduit les Hongrois dans leur nation à la fin du 9ème siècle De cet endroit nous pouvons jouir d ‘une vue magnifique sur Pest, le tout accompagné du « doux » son d’un violon….qui ne connaît qu’un morceau, le temps que les touristes de passage lui donnent une pièce quoi.

bastion des pecheurs 3bastion des pecheurs4chateau de buda2chateau de buda5

Vient ensuite le petite arrêt traditionnel dans une pâtisserie. Cette fois ci nous trouverons la pâtisserie citée dans le guide (non sans mal encore une fois) et nous délectons d’énormes parts de gâteaux chocolat et crème accompagné d’un chocolat chaud 100% chocolat. Difficile de décoller de sa chaise après ça ;-)

Dehors il commence à faire nuit, nous nous dirigeons vers le superbe château royal illuminé sur la colline de Buda, quelques photos dont une très réussi part Nico. Puis histoire de se mettre au chaud nous décidons d’aller visiter la galerie nationale hongroise. Bon je ne vais pas vous décrire l’intérieur. Beaucoup de tableaux, et encore des tableaux.

 

budapest nuit2

 

Jour 4, 30 Décembre

Ce matin ce sont les bains Szécheni

C’est un des plus grands complexes de bain en europe. Sa source thermale a été découverte en 1897, elle est la plus profonde et la plus chaude de la capitale (75°C).Les parties plein air du bain sont très animées en hiver.

Les bains sont tellement chauds qu’on ne voit meme pas la pisicine extérieures, juste un vaste nuage de brouillard. Ca ne va pas être facile de se retrouver. Après m’être gelée les pieds sur les margelles glacées, je plonge dans l’eau a 38°C. nico arrivera 5 minutes plus tard. Nous nous amusons dans la piscine avec des jets, a contre courant puis sous la cascade qui sort de la gueule du lion.sauna hamman intérieur. Ce complexe est IMMENSE.

Nous battons notre record 2h30 de baignade.

Petit tour dans le parc voisin, il ne fait pas assez froid, la patinoire en plein air n’est pas ouverte, même pas l’ombre d’une fine couche de glace a l’horizon. Snif moi qui voulais patiner dehors comme dans les films  à la télé.

Nous nous dirigeons ensuite vers l’avenue Andrassy, les champs Elysées hongrois longue de 2,5km.

A son extrémité, la place des héros, construite pour le millénaire de 1896, célébrant l'arrivée des Hongrois dans la région mille ans plus tôt. S’y trouvent également un monument funéraire en mémoire des héros de Hongrie et une statue en haut de laquelle l'archange Gabriel tient la Couronne hongroise dans sa main droite, et une croix de Lorraine dans sa main gauche.
Nous continuons sur l’avenue d’andrassy avec une petite incartade dans le hall d’entrée de l’opéra national. Puis nous poursuivons sur l’avenue à la recherche de la pâtisserie citée dans le guide du petit futé. Elle doit avoir disparue et ce n’est pas avec les explications peu précises du guide qu’on va la trouver. Tant pis on se rabat sur une autre. Un petit chocolat chaud et quelques pâtisseries plus tard nous repartons à l’hotel.

Ce soir c’est soirée culturelle. Nicolas nous a réservé des places au très prestigieux concert des 100 violons tsiganes. Il a pris les places sur un site italien, on a juste un numéro de réservation alors c’est un peu stressé que nous nous y rendons. Nous présentons le numéro de réservation. Oulala vue la tête de la réceptionniste ca ne s’annonce pas bien. Elle nous dit qu’elle ne connaît pas ce site, que le numéro ne correspond à rien. Heureusement elle appelle un de ses collègues qui a la présence d’esprit de regarder les noms sur la réservation. Yes c’est bon on a nos tickets.

Nous d »posons nos 6 manteaux, 8 écharpes au vestiaire et allons nous asseoir a notre place. Euh t’es sur que c’est bien la ? On est assis à une table de 6, avec bouteille de vin, eau et petits fours. Des italiens viennent s’asseoir à coté et nous confirme que c’est bien ça. Cool, c’est la classe.

Le concert est magnifique. 3 xylophones, dont 1 très show man. 2h de pur bonheur. A la fin des feux d’artifices, des confettis, bonne année 2010, avec 1j d’avance. merci gentil organisateur pour ce concert.

concert 100 tzigane 4

 

 

Jour 5, 31 Décembre

 

Ce matin sera consacré au shopping et à la photo. Nous nous rendons au grand marché couvert, au sous-sol, on peut trouver des marchands de poissons, au rez-de-chaussée de la viande et des fruits, et au premier étage une concentration de touristes au m² :  photos, jeux d'échecs, cartes postales, sacs, T-Shirts, lunettes, cartes,verres de cristal, nappes brodées,…autant d’artisanat « local », parfait pour les touristes. Je me contenterai de ramener un œuf en bois peint et nicolas…une poivrière. Chacun ses centres d’intérêt….

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Après une ultime visite de monument au pont des chaines, le plus vieux pont de la ville, achevé en 1849, après midi repos car ce soir c’est la fête.

A 19h on sort dans la rue prendre la température. Nous nous rendons sur une première place, un groupe joue du rock hongrois. On mange des saucisses bien grasses et des frites bien froides. Les premiers feux d’artifices sont allumés par des gamins de 5 ans…. Les gens portent des chapeaux, des froufrous colorés, des tubes en cartons qui font du bruit,…

Direction une deuxième place. En fait une petite scène avec un grand écran. Nous arrivons au moment où le « présentateur » demande à deux filles du public de monter sur scène. Pour mettre l’ambiance il leur demande de se dévêtir, puis de s’embrasser,… étranges les festivités de nouvelle année à Budapest. Bon on décide de se diriger vers la 3eme et dernière place où la fête est censée battre son plein. En fait pas de musique juste beaucoup de monde dans la rue. Pour patienter rien de mieux qu’un petit chocolat  et des pâtisseries dans la fameuse maison gerbeau. On a de la chance une table dans un petit recoin se libère. A la table d’à coté un couple, le garçon sort une bague. Une demande de fiançailles ? Je suis bien incapable de répondre car la fille n’a pas vraiment l’air enthousiaste. Dehors la foule se fait plus dense. Les feux d’artifices sont lancés au milieu des gens. A un moment donné tout le monde regarde le premier étage du bâtiment dans lequel nous nous trouvons. Apparemment un feux d’artifice est rentré par une fenêtre ? Les serveuses s’agitent. Y a le feu ou quoi ? Finalement tout redevient calme.

gerbeaud patisseriegerbeaut patisserie-3

 

On reste au chaud (et à l’abri des feux d’artifice) encore un petit moment puis à 23h nous décidons d’aller déambuler dans les rues animées. Nous longeons les quais, voyons passer le tram n°2 tout illuminé de led bleues. C’est très joli. Nous allons nous placer sur le pont des chaines et attendons le feu d’artifice du nouvel an…sous nos parapluies. 5,4,3,2,1 BONNE ANNEE 2010.

 

New year 2009 2010

tram2

Jour 6 1er janvier

Réveil matinal. Pour une fois  nous sommes les premiers au petit dej.

Les transports urbains marchent normalement même le 1er janvier. Nous achetons nos derniers tickets de métro. Le bus est là, il nous attend. Enfin pas tout a fait. on cours un peu quand même car nico a comme l’impression qu’il est en train de fermer les portes. Et nous voilà a l’aéroport.

Cette fois ci on fait la queue et on peut voyager a coté. La voiture est toujours là, la CB de nico aussi.

Retour à la maison après une semaine de vacance super bien organisée par l’agence de tourisme Nicolas J 

 

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Par elodie - Publié dans : Europe
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