Découverte de différents pays, différentes cultures, pour quelques mois, quelques semaines, quelques jours
Jour 3 : Ghuni to Semkherk meadow (2600m, 5h30 de
7h00 debout, un petit dej royal nous attend : crêpes au nutella. Est on vraiment en trek ? on se le demande.
Bas est toujours malade, son état s’est même plutôt aggravé depuis hier, il veut retourner à Londres par le prochain vol. Finalement nous le persuadons de rester en inde car nous savons que dans 2j avec des médicaments tout sera rentré dans l’ordre. Il suivra nos conseils et retournera finalement a Rishikesh avec son ami Dan. Ils essayeront de repartir pour un autre trek plus tard.


Nous voilà plus que 5 pour cette aventure Himalaya. Notre journée commence par une petite ascension de 700m sur un chemin rocailleux en zigzag. Nous croisons Ronni au milieu de la montée. Pas habitué a ce genre d’exercice et ayant l’embonpoint de tout bon indien, il part souvent en avance puisqu’il lui faut s’arrêter 1mn tous les 30 pas pour reprendre son souffle,…et des fois fumer une cigarette ce qui n’arrange rien. Nico, Dineker et moi même rejoignons Craig au niveau d’une grande plaine herbeuse.Nous poursuivons donc a 4. Vikram notre guide nous rejoindra plus tard, pour le moment il s’occupe de la logistique pour ramener Bas. La rando n’est pas si facile que ça, beaucoup de dénivelé. Après 2h30 nous atteignons le col de Ramni à 3065m.

De là, le chemin redescend doucement en passant par des étendues d’herbes, une foret de noisetier et de noyers. Nous croisons un tigre noir d’Inde, en clair une vache. Elle se met à nous charger par derrière. Avec Craig et Dineker nous nous jetons sur le bas cote. Vikram et Nico sont hilares. Facile de se moquer quand on est tout devant…
Finalement notre ami la vache nous suivra jusqu’au prochain campement malgré nos efforts pour la chasser.
Tout juste arrivé à 14h il commence à pleuvoir. Un bon petit thé dans la tente repas pour se réchauffer. Pauvre Ronni qui est encore à marcher sous la pluie. Pas drôle pour lui.Au cours de l’après midi un français avec un sac a dos et un parapluie pointe le bout de son nez. Nous l’invitons à prendre un thé. il nous raconte qu’il vient de finir ses études et est sur les routes d’Inde depuis 8 mois, il se la joue façon routard, pas mal.
Le soir grand feu de camp. Nous pensons a Dan qui des le premier jour rêvait de faire cuire des mache-malos au feu de bois.